Tourisme : rester leader dans un secteur mondial en expansion Partie 2

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Écrit par Philippe Gauguier le 4 juin 2014   |   89 vues0 commentaire

Article écrit en collaboration avec Jean-Paul Betbèze, Conseiller économique

Ceci conduit à reconnaitre les enjeux du tourisme…

Les enjeux puis les défis, compte tenu de son importance en termes de revenus, d’emplois, d’entretien des actifs français (châteaux, sites, voies…) et d’image du pays, le tourisme est un des plus sûrs moyens pour attirer des étrangers qui viendront acheter ou s’installer, et plus encore des investisseurs. Ceci veut dire que le secteur du tourisme doit se donner comme objectif de maintenir (au moins) sa part de marché dans ce marché mondial en expansion. Ceci aurait des effets très positifs sur l’économie, mais ne va pas de soi. Pour des raisons externes d’abord, les pays se lançant tous dans la concurrence touristique, avec l’idée que les pays émergents qui connaissent actuellement un développement touristique – notamment la Chine – impliquent des investissements et des attentions particulières, notamment culinaires. Pour des raisons internes ensuite, les dernières enquêtes auprès des chefs d’entreprise (en particulier des entreprises d’hébergement) faisant état d’une dégradation nette des opinions sur l’activité, annonçant une moindre croissance des programmes d’investissement. …

et les défis du secteur, pour la France, qui sont au nombre de trois :

Le premier est celui de l’investissement :

La concurrence internationale, les attentes des consommateurs partout conduisent à plus d’investissements. Ceci est d’autant plus nécessaire pour les clients du tourisme qui font et feront de plus la différence dans la croissance du secteur : les séniors, les cadres et responsables internationaux, les touristes chinois et de manière plus générale les classes moyennes des pays émergents. Cet investissement est matériel et immatériel (formation aux langues étrangères). Il faut attirer plus, pour plus longtemps, des clientèles à pouvoir d’achat significatif. Les comportements des touristes changent : ils préparent tous davantage leur visite, regardent sur le Net les lieux à visiter, les hôtels et restaurants proposés, avec les notes et réactions des utilisateurs. Le touriste lit peut-être encore un guide, mais pas seulement. Il cherche, il compare. L’offre touristique doit s’adapter à cette évolution.

Le deuxième défi est wholesale vigrx la vigrx plus generic gestion de la saisonnalité :

Les investissements sont importants et fonctionnent souvent sur des périodes courtes. Ceci implique de « travailler » l’avant et l’après-saison, avec par exemple des offres pour les retraités ou encore pour les entreprises. C’est là le vaste domaine des rencontres et événements professionnels.

Le troisième défi est celui de l’accueil

Il s’agit de prendre plus et mieux en charge le touriste, de lui faire des propositions de circuits, d’éviter toutes ces ruptures de charge entre hôtel et lieux de visites sans penser aux taxis, bus, trains… qui tissent en réalité les séjours. L’accueil doit être amélioré, en France comme partout, et davantage pensé pour offrir des solutions, des pistes intégrées de visites. On comprend qu’il s’agit là d’un investissement important, en recherche, en capital humain… mais qu’il s’agit ainsi d’obtenir le vrai succès du secteur dans la durée : le nouveau voyage, la nouvelle visite.

L’atout France pour le tourisme, c’est son image de marque, avec Paris

Évidemment, cet avantage est unique mais pas donné. Il faut au contraire l’entretenir, autrement dit le mériter. Si Paris est une grande destination de congrès, il faut regarder ce qui se passe avec Londres et Berlin par rapport aux capitales/métropoles régionales, telles que Paris, Barcelone, Cannes ou Bordeaux. Paris, de ce point de vue, est un centre d’attraction unique, qui doit retenir plus longtemps (c’est l’idée de la « ville monde ») ses visiteurs, les faire revenir, leur proposer d’autres itinéraires, d’autres histoires.

Pour la France, compte tenu de son histoire, de son image et de ses richesses, le développement du tourisme est autant indispensable (dans la conjoncture actuelle) que possible. Mais il faut accepter de changer certains modèles, d’investir et de former, et de concevoir la fonction « accueil » de manière plus intégrée. C’est alors que ce secteur mondial, qui croît deux fois plus vite que l’économie mondiale, créera ici de la valeur et plus d’emplois formés. Rien n’est donné, tout doit être pensé et vécu.

A propos de l'expert

Philippe Gauguier

Philippe Gauguier
Responsable Conseil en Tourisme, Hôtellerie, Restauration, Associé groupe In Extenso In Extenso TCH

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