Recul de l’activité au mois de Novembre !

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Écrit par Philippe Gauguier le 12 février 2015   |   511 vues0 commentaire

L’activité a sensiblement reculé au mois de Novembre. Ce ralentissement touche toutes les gammes et quasiment tous les territoires. Elle résulte d’une baisse combinée du taux d’occupation et de la recette moyenne. Dans ce contexte difficile, la catégorie Grand Luxe est la plus en retrait, impactée par un contexte international difficile.

Novembre est traditionnellement un mois peu dynamique où les performances sont en retrait du reste de l’année. La conjoncture économique morose et un contexte difficile à l’international ont accentué cette faiblesse traditionnelle. Après les mois de Septembre et d’Octobre qui avaient montré quelques signes positifs, le fléchissement de Novembre fait taire les espoirs. Plus inquiétant, Paris, véritable locomotive pour le marché hôtelier français depuis le début de l’année, marque le pas.

La Capitale et son marché hôtelier ont dû faire face à un vrai recul de l’activité. Les baisses de chiffres d’affaires hébergement sont limitées, essentiellement autour de 4%. Toutefois, elles sont tellement inhabituelles que l’on ne peut que s’inquiéter de voir ce moteur de l’hôtellerie française caler. Cette baisse porte aussi bien sur l’occupation que sur le prix moyen et a été particulièrement forte pour l’hôtellerie de luxe. Il est vrai que le ralentissement de la croissance économique sur un certain nombre de pays émetteurs comme le Brésil, la Chine ou les pays émergents ont pesé sur la destination parisienne, tout comme la crise économique en Russie. Enfin, selon plusieurs professionnels, le braquage de la Boutique Cartier sur les Champs Elysées et la prise d’otage qui s’en est suivie n’ont pas assuré la meilleure publicité qui soit à la destination parisienne. Dans cette perspective, les évènements tragiques actuels pourraient impacter la destination parisienne.

La Province n’échappe pas à la morosité ambiante avec une fréquentation qui reste basse, voire se dégrade encore. La majeure partie des gammes et des territoires doivent faire face à la dégradation de l’occupation des hôtels et à des prix moyens en recul. Symptomatique de cette conjoncture difficile, beaucoup d’hôtels saisonniers ont anticipé leur fermeture et n’ont pas attendu la fin du mois. Sur le littoral, le phénomène est particulièrement sensible.

En Province plus encore qu’à Paris, le calendrier évènementiel a un impact fort sur l’activité hôtelière. Ainsi, Marseille ne peut plus surfer sur son statut de Capitale Européenne de la Culture et souffre cette année de la comparaison avec 2013. De même, Le Havre n’a pas bénéficié cette année des retombées de la transat Jacques Vabre qui avait dynamisé l’hôtellerie de l’agglomération l’année passée. Soulignons tout de même quelques performances ponctuelles appréciables sur Lille ou Avignon.

Données mensuelles :


Pour en savoir plus

In Extenso publie chaque mois un observatoire statistique recensant les performances du marché hôtelier de plus de 2 500 hôtels pour une capacité théorique de plus de 195 000 chambres, soit un tiers du parc hôtelier français.

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A propos de l'expert

Philippe Gauguier

Philippe Gauguier
Responsable Conseil en Tourisme, Hôtellerie, Restauration, Associé groupe In Extenso In Extenso TCH

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