Les erreurs à ne pas commettre avec votre banquier

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Écrit par Jean Francois Trouillard le 26 février 2012   |   807 vues0 commentaire

Ebranlée par la crise, l’image de la banque auprès des professionnels a souffert. Le banquier reste pourtant un interlocuteur de premier plan dans la vie de l’entreprise, alors mieux vaut connaître quelques règles de base pour que celui qui pourrait bien être votre meilleur allié ne soit pas un frein aux projets de votre société.

1- Ne pas tout miser sur la relation avec votre interlocuteur
S’il est essentiel d’entretenir des rapports cordiaux avec votre interlocuteur banquier, il est impératif de ne pas tout miser sur cet aspect. Une bonne relation pourrait vous permettre de négocier certains détails commerciaux avec votre banque, mais pas beaucoup plus. En effet, dans le cas d’une demande de financement, le banquier à qui vous présentez votre projet, n’a généralement aucun pouvoir de décision. C’est le plus souvent une commission qui statuera sur votre demande.

Il est donc essentiel de présenter un dossier clair, complet et argumenté qui donnera à la banque l’envie de répondre favorablement à votre demande.

2- Préparer un dossier de financement complet et de qualité
Toute demande de financement est assortie d’un dossier dont la teneur varie en fonction de l’objet de la demande. Pour une création ou une reprise d’entreprise, il convient de se présenter (quel est mon parcours, mon patrimoine, mon « train de vie ») et de présenter un business plan détaillé. Point incontournable : la présentation du projet à des tiers, qui en valideront le contenu et la clarté. L’idéal est de consulter des spécialistes de la création/reprise d’entreprise tels que les conseillers en CCI, les experts-comptables …Dans le cas de demande de financement pour des investissements ou de la trésorerie, la forme de la présentation et le dossier présentant le contexte ne doivent pas non plus être négligés. Ce sont eux qui détermineront la réponse donnée par la banque.

3- Ne pas ignorer les pratiques bancaires
Deux points sont ainsi incontournables : la durée d’amortissement des biens financés, qui doit être inférieure à la durée totale du prêt, et le remboursement annuel de l’emprunt, qui ne doit excéder la moitié de la capacité d’autofinancement de l’entreprise.

4- Se renseigner sur les délais d’instruction
Les délais d’étude du dossier varient en fonction du montant emprunté et peuvent être plus ou moins longs. Selon les montants sollicités, le dossier peut être étudié par une délégation départementale, régionale voire nationale. Inutile donc d’appeler votre banquier tous les jours !

Que ce soit pour financer une création ou une reprise d’entreprise, un investissement ou de la trésorerie, votre banquier peut être un allié de taille, alors visez juste, sachez ce que vous pouvez légitimement obtenir et argumentez votre demande. Ce sont les clés de succès simples mais efficaces d’une relation réussie avec son banquier.

A propos de l'expert

Jean Francois Trouillard

Jean Francois Trouillard
Expert-comptable associé, Spécialiste de la Création d’entreprise en région Centre Ouest, groupe In Extenso

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