Les 12 mesures du chef d’entreprise – Partie 1/3

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Écrit par Hubert Guérin le 9 août 2012   |   430 vues2 commentaires

N°1 : Droit du travail

Contrôler la conformité des règles sociales (convention collective, classification, durée du travail, rémunération, dépassement du seuil d’effectifs) et des obligations déclaratives (cotisations et taxes) appliquées par l’entreprise.

  • Connaissez-vous les dernières évolutions en matière de droit du travail ? Êtes-vous au fait en matière de lois, de décrets et de jurisprudence ?…
  • Avec votre expert-comptable, vous vérifiez que vous appliquez bien les règles, notamment en matière de droit du travail. Cela concerne la paie et l’ensemble du parcours du salarié au sein de votre entreprise : du contrat de travail à son arrivée, jusqu’aux clauses de départ.
  • En veillant à la conformité de vos contrats et déclarations, vous évitez les réclamations individuelles, les mouvements sociaux et — bien sûr — les pénalités et litiges avec l’administration.

Veiller à la conformité, pour éviter réclamations, litiges et pénalités.

 

N°2 : Ressources humaines

Auditer et optimiser la politique salariale. Vérifier régulièrement que toutes les opportunités d’exonération ont été étudiées. Réfléchir à la mise en œuvre d’outils de motivation et d’amélioration des performances individuelles et collectives.

  • Les hommes constituent le principal moyen de production de votre entreprise, et comme tel vous cherchez en permanence à l’optimiser.
  • Avec votre expert-comptable, vous maîtrisez tous les outils qui permettent d’agir sur votre politique de rémunération : exonérations et leviers de motivation (contrat d’intéressement, plan d’épargne retraite…).
  • En stimulant et en valorisant votre équipe, vous améliorez votre performance et faites évoluer positivement votre activité.

Valoriser son équipe, pour améliorer sa performance.

 

N°3 : Gestion financière

Comprendre et maîtriser les indicateurs financiers et les soldes de gestion de l’entreprise. Identifier les points majeurs et critiques de l’analyse de gestion et de l’analyse financière. Comprendre l’articulation entre le compte de résultat, le bilan et la trésorerie.

  • Comment s’articulent les chiffres de votre bilan ? Comment mesurer la dégradation de votre encours clients ou la bonne rotation de vos stocks ?…
  • Avec votre expert-comptable, vous êtes capable d’extraire d’un document financier les 10 ou 15 bons chiffres qui constituent autant de points d’analyse de votre situation.
  • Vous parlez clairement de votre entreprise au niveau financier, vous optimisez la communication avec votre banquier. Pour trouver une solution de financement, vous êtes en mesure d’exprimer correctement vos besoins.

Maîtriser le langage financier, pour mieux communiquer avec son environnement.


N°4 : Transparence financière

Présenter aux partenaires financiers les résultats de l’entreprise, la situation financière, les perspectives et les besoins de financement.

Maîtriser le langage financier est une chose, le pratiquer en est une autre. Rencontrez-vous souvent vos partenaires financiers, banquier et autres ?

  • Une fois par an, secondé par votre expert-comptable, vous rencontrez vos partenaires : ainsi, ils peuvent mettre à jour leur connaissance de votre entreprise.
  • Une bonne communication renforce les partenariats : vous gagnez toujours à être transparent. Pour votre banquier, vous n’êtes plus un simple numéro de compte, mais bel et bien une entreprise avec laquelle on peut dialoguer et se comprendre.

Jouer la transparence avec ses partenaires, pour renforcer le dialogue.

A propos de l'expert

Hubert Guérin

Hubert Guérin
Expert-comptable associé, Directeur en région Nord de France, groupe In Extenso

2 commentaires sur cet article

  1. Karl38 30 août 2012 à 18 h 12 min · Répondre

    Je partage vos principes pas les modalités.

    Attention, le rythme des choses à changé. N’attendez pas la fin de l’année avec votre expert comptable pour découvrir l’état de votre entreprise.
    Le recourt systématique à l’expert comptable, et les occasions vont être légions, vont accroitre le prix d’une prestation dont les chef d’entreprises contestent déjà la valeur. Les expert comptables s’en plaignent (pas assez cher) , et les chefs d’entreprise aussi (niveau de service pas à la hauteur de leurs attentes). Il faut réfléchir à ce sujet – l’ordonnance régissant la comptabilité date de 1945 !.
    Préférez la consultation de spécialistes. En france, le cout de maintien des compétences en matière de RH et de fiscalité ne se justifie pas au sein d’une PME (préférer l’externalisation).
    En revanche la trésorerie, donc la comptabilité doivent être faits en interne (réactivité, gestion, pilotage). Ne laissez pas ces éléments de court terme à des prestataires extérieurs.

    • Hubert Guérin 4 septembre 2012 à 9 h 24 min · Répondre

      Bonjour.
      Merci pour l’intérêt que vous portez à notre blog et votre contribution à celui-ci. Je comprends tout à fait vos arguments et souhaite en échanger succinctement avec vous.

      J’adhère tout à fait à votre remarque de ne surtout pas attendre la fin de l’année pour diagnostiquer, constater et agir. L’objectif des 12 mesures présentées dans ce blog est d’attirer l’attention du chef d’entreprise sur la nécessité de mener une réflexion sur ces items tout au long de l’année et à minima une fois par an, soit une mesure diagnostiquée par mois. On peut par exemple profiter de la rédaction des déclarations sociales annuelles en janvier pour contrôler la conformité des règles sociales… On peut également s’assurer d’une meilleure compréhension des éléments financiers à l’occasion de la sortie des comptes annuels en mars pour permettre le renforcement du dialogue avec le banquier lors de la présentation des comptes…

      Le recours à l’expert-comptable (voire à des spécialistes sectoriels) dans la mise en œuvre de cette boite à outils doit s’inscrire, non dans une gestion contrainte des coûts, mais dans une dynamique de bénéfices temps/argent/risques pour le chef d’entreprise. Certes, si certains chefs d’entreprise se plaignent parfois du rapport coût/prestation, l’expert-comptable quant à lui ne valorise pas suffisamment celle-ci aux yeux de son client et ne sait pas communiquer sur les bénéfices attachés à sa prestation.

      Enfin, votre remarque sur l’externalisation ou non de certains services (RH, comptabilité,…) est tout à fait juste. L’expert-comptable d’aujourd’hui doit être capable de proposer des modes d’organisation différenciés en fonction de la taille et des contraintes de gestion de ses clients, et leur offrir des outils d’optimisation du traitement de l’information financière et de la permanence de son accès (portail, GED sécurisée, ASP comptable et social,…).

      Bien cordialement.

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