Les 12 clés pour réussir votre création reprise d’entreprise – Partie 3

Partagez cet article :
Écrit par Moîse Bannier le 18 juillet 2012   |   450 vues0 commentaire

Clé n°5 : Connaitre les moyens qui seront nécessaires

Pour exercer votre activité,  vous devez mobiliser des ressources de différentes origines dont  la liste doit être la plus exhaustive que possible.

Si l’entreprise est domiciliée à votre domicile, vous devez vérifier que c’est légalement possible. Si c’est à l’extérieur, il faudra contracter un bail, de quel type ? Il faudra sans doute procéder à des aménagements extérieurs. La signalétique est très importante pour un commerce.

Vous aurez besoin d’investissements en matériel : matériel industriel, de transport, de bureau, informatique. Ces biens peuvent être achetés neufs ou d’occasions, parfois loués.

Attention à ne pas oublier les petits matériels !

Vous aurez des besoins de main-d’œuvre : est-ce que les ressources sont suffisantes, faudra-t-il embaucher, sur quel type de qualification et avec quel contrat?

Pour développer votre activité, vous devrez mettre des moyens au service de votre stratégie commerciale : publicité, participations à des salons, porte ouvertes…

Vous devrez commencer mon activité avec un stock minimum qu’il faut évaluer.

Quels seront les délais de règlement des clients ? A combien de jours paierez-vous vos fournisseurs ?

De quelles ressources pouvez-vous disposer pour vous rémunérer en phase de lancement de l’activité ?

Il y aura aussi des frais d’établissement : stage obligatoire d’installation, frais d’inscription, honoraires juridiques etc…

Clé n°6 : Choisir le statut juridique adapté

Cette étape consiste à donner à votre projet de création d’entreprise un cadre juridique qui lui permettra de voir le jour en toute légalité.
Votre choix va influencer les relations vis-à-vis des partenaires : banques, fournisseurs. Il va réglementer le fonctionnement de votre entreprise.

Vous devrez faire des choix :

  • Vous souhaitez vous protéger en cas de défaillance
  • Vous souhaitez avoir un statut social
  • Vous voulez pouvoir optimiser fiscalement votre bénéfice
  • Vous choisissez de vous associer

Vous avez le choix entre l’entreprise individuelle ou  la société :

  • L’Entreprise individuelle est une unité indivisible du patrimoine, tous les biens répondent des dettes sociales.
  • L’Entreprise sociétaire (SARL, SA) permet la séparation des actifs professionnels et privés. La responsabilité est  limitée aux apports.

Vous optimisez votre  revenu de dirigeant.

A l’impôt sur le revenu, les prélèvements privés ne sont pas déductibles. L’impôt est calculé sur la totalité des bénéfices. La limite de déductibilité de la rémunération du conjoint est fixée à 13 800 €.

A l’impôt sur les sociétés, l’IR est calculé sur le revenu de gérance. Il n’y a pas de limite à la déductibilité de la rémunération du conjoint. La souscription au  capital  permet  aussi une réduction d’impôt.

Vous optez pour un  statut de dirigeant : travailleur non salarié (TNS) ou salarié ?

L’entrepreneur individuel ou le gérant majoritaire est TNS.  Il ne cotise pas à l’assurance Chômage (POLE EMPLOI). Ces cotisations sont calculées sur la totalité du résultat sauf à l’IS.

Le gérant de SA, le gérant minoritaire ou égalitaire de SARL est salarié. Il  ne bénéficie pas de l’assurance chômage. Ces cotisations sont calculées sur la rémunération.

A propos de l'expert

Moîse Bannier

Moîse Bannier
Spécialiste de la Création d’entreprise en région Centre Ouest, groupe In Extenso

Laisser un commentaire