Hôtellerie : 2014, bilan mitigé !

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Écrit par Philippe Gauguier le 19 février 2015   |   764 vues0 commentaire

Après un exercice 2013 marqué par une stagnation, le bilan 2014 est mitigé. L’année se clôt sur un recul marqué du chiffre d’affaires hébergement des catégories économique et super-économique. Elles ont souffert de la conjoncture économique morose mais aussi de la hausse de la TVA. Sur des catégories où la sensibilité aux prix est forte, les hôteliers n’ont pu reporter son augmentation. Le reste du marché affiche une croissance du chiffre d’affaires, mais il s’agit plus d’une stagnation que d’une réelle croissance.

L’année 2014 s’est achevée sur un bilan contrasté pour l’hôtellerie française. Schématiquement, l’hôtellerie d’entrée de gamme – économique et super-économique – a poursuivi la baisse du chiffre d’affaires, engagée les années passées. A l’inverse, l’hôtellerie milieu de gamme à luxe a poursuivi une phase de stabilisation déjà engagée l’année écoulée.

L’hôtellerie économique et super-économique est restée pénalisée par une conjoncture économique française difficile. Les clientèles d’affaires ont continué à réduire leurs déplacements et à serrer les budgets hôtels, le tout, dans un contexte de concurrence exacerbée avec des modes d’hébergement alternatifs. Surtout, l’augmentation de la TVA et son relèvement de 7 à 10% s’est faite au détriment des hôteliers. Dans un contexte difficile et de concurrence acharnée, ils n’ont pu faire autrement que supporter cette hausse sans la répercuter sur leurs tarifs. Au final, les prix moyens reculent de 2%.

L’hôtellerie milieu à haut de gamme s’est engagée dans une phase de stabilisation, avec des taux d’occupation et des prix moyens qui ont cessé de baisser. On a même pu assister, pour certaines catégories, à un léger mieux sur le second semestre. Cependant, il n’y a pas à sauter de joie à la vue de performances qui restent stables par rapport à l’année passée. Tout de même, soulignons que cette stabilisation s’inscrit dans un contexte de fort développement du parc sur ces catégories durant les dernières années. Peu à peu, l’offre développée depuis le début de la décennie trouve sa place dans le marché et pèse moins sur l’offre historiquement en place. De plus, 2014, année paire, n’a pas été une année facile pour les destinations MICE. On compte traditionnellement plus d’évènements les années impaires – Paris Air Show, Vinexpo, Sirha, Batimat, etc. – ce qui permet d’optimiser l’occupation et surtout le prix moyen.

Surprise, l’hôtellerie de luxe parisienne a fini l’année sur une baisse sensible du chiffre d’affaires hébergement cette année. Le marché a été pénalisé par l’absence de certains grands salons. L’élargissement de l’offre ces dernières années et encore en 2014, a, en outre, pesé sur les performances. Le phénomène reste toutefois ponctuel face à une demande internationale qui ne cesse de croître.

Données mensuelles :

Détail de l’étude


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In Extenso publie chaque mois un observatoire statistique recensant les performances du marché hôtelier de plus de 2 500 hôtels pour une capacité théorique de plus de 195 000 chambres, soit un tiers du parc hôtelier français.

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A propos de l'expert

Philippe Gauguier

Philippe Gauguier
Responsable Conseil en Tourisme, Hôtellerie, Restauration, Associé groupe In Extenso In Extenso TCH

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