France, un marché à deux vitesses

Partagez cet article :
Écrit par Philippe Gauguier le 6 décembre 2012   |   187 vues0 commentaire

Le marché hôtelier français ressemble de plus en plus à un marché à deux vitesses. D’un côté, les destinations capables de s’appuyer sur une diversification de leur mix clientèle, attirant aussi bien une clientèle d’affaires que de loisirs, nationale qu’internationale, individuelle que de groupes, et de l’autre, les destinations ou l’un des segments domine le mix. Pour les premières, au premier rang desquelles se trouvent Paris et la Côte d’Azur, les difficultés existent mais restent limitées. Pour les secondes ou se trouvent une bonne partie de la Province et des agglomérations, la crise est de rigueur et les difficultés omniprésentes.

La fréquentation de l’hôtellerie de Province continue de s’inscrire en retrait de l’année passée. Depuis le début de l’année, seul le mois de mars a enregistré une hausse significative de l’occupation. Les autres mois voient fondre chaque mois davantage la faible progression des TO enregistrée en 2011.

En Cumul depuis le début de l’année, les chiffres d’affaires hébergement sont en retrait de 2% à 5% selon les catégories. Ainsi, l’ensemble des catégories est concerné, même si l’hôtellerie de grand luxe est particulièrement touchée.

Pour autant, toutes les destinations ne sont pas soumises à la même pression. Certaines grandes destinations, même si elles rencontrent des difficultés, ne s’en tirent pas trop mal. Quelques-unes affichent même des progressions d’activité liées à leur capacité de diversifier leur mix clientèle et d’associer affaires/loisirs, clientèles nationales/internationales. La situation est en revanche beaucoup plus délicate pour les destinations fortement concentrées sur un segment de clientèle et/ou peu internationalisées.

A mille lieux de cette situation difficile, l’hôtellerie de Paris et de la Côte d’Azur finit le mois d’octobre sur une progression sensible des chiffres d’affaires.

A Paris, si le mois de septembre avait été un peu décevant, octobre s’achève sur une nette progression des performances de RevPAR. Les établissements qui avaient encore des marges de progression de l’occupation en ont profité pour tirer vers le haut leur TO, les autres se contentant de le stabiliser. Quoiqu’il en soit, la majeure partie des établissements enregistre des croissances à 2 chiffres de leur prix moyen et souligne ainsi la forte attractivité que suscite Paris.

La côte d’Azur connait une croissance moins linéaire et les hôteliers doivent composer avec les subtilités du calendrier des congrès et évènements. Hors de la période estivale, ceux-ci jouent en effet un rôle crucial dans l’activité des établissements. La tendance reste toutefois orientée vers une progression des chiffres d’affaires hébergement.

Données mensuelles :


Pour en savoir plus

In Extenso publie chaque mois un observatoire statistique recensant les performances du marché hôtelier de plus de 2 500 hôtels pour une capacité théorique de plus de 195 000 chambres, soit un tiers du parc hôtelier français.

Si vous souhaitez recevoir chaque mois par mail le détail de l’étude « Performances hôtelières en France », cliquez ici.

A propos de l'expert

Philippe Gauguier

Philippe Gauguier
Responsable Conseil en Tourisme, Hôtellerie, Restauration, Associé groupe In Extenso In Extenso TCH

Laisser un commentaire