Crowdfunding : la nouvelle source de financement pour les associations ? – Partie 1

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Écrit par Michèle Lorillon le 8 juillet 2014   |   377 vues0 commentaire

Le mot est à la mode. On en parle partout.

Le crowfunding se traduit littéralement par le « financement par la foule ». En français, on parle de financement participatif.

Depuis 5 ans, ce mode de financement se développe très rapidement. Les montants collectés dans le monde auraient été multipliés par dix par rapport à 2009 pour atteindre les 3 milliards de dollars en 2013.

En France, cela a représenté vingt-cinq millions d’euros environ en 2012, lui permettant de se classer en deuxième position en Europe. Et le premier baromètre du crowdfunding prévoit un financement de 33 millions en 2013. Des sommes qui donnent le tournis.

Le gouvernement veut faire de la France le pays pionnier du financement participatif. Il a bien compris l’intérêt du crowdfunding et du considérable effet de levier qu’il représente pour le développement de l’économie.

Ainsi, il s’est doté d’un cadre réglementaire (ordonnance n°2014-559 du 30 mai 2014) afin d’assurer son développement au moyen de conditions juridiques sécurisées, notamment en créant des statuts particuliers pour les plateformes, permettant ainsi de réaliser certaines opérations de banque et de crédit, et visant la protection des consommateurs.

Mais qu’est-ce que le crowdfunding ?

Le crowdfunding est un mode de financement (sous forme de prêts, prises de participation au capital des entreprises, et de dons) par des particuliers, de projets de création et développement d’entreprises (souvent de starts-up technologiques) ou des projets artistiques et/ou associatifs.

Le mécanisme est assez simple. Vous déposez votre projet sur une plateforme présente sur internet et les prêteurs, donateurs, choisissent de financer tels ou tels projets en fonction de leurs choix et attentes.

Autant dire que la présentation du projet est primordiale.

Les associations se sont emparées de ce mode de financement pour pallier à la baisse des financements traditionnels et plus particulièrement la baisse des subventions.

Plusieurs plateformes ouvertes exclusivement aux projets associatifs et de l’économie sociale et solidaire ont vu récemment le jour, généralement basées sur le don avec ou sans contrepartie.

A propos de l'expert

Michèle Lorillon

Michèle Lorillon
Expert-comptable associée, Responsable Associations – Economie sociale, groupe In Extenso

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