Croissance externe : comment en maîtriser les risques ? Partie 1

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Écrit par Patrice Klug le 7 janvier 2014   |   453 vues0 commentaire

Les opérations de croissance externe sont de véritables opportunités de développement pour les PME – à condition de bien maîtriser les risques qui entourent ces opérations ! En effet, les facteurs clés de succès des opérations de croissance externe sont souvent mal perçus par les dirigeants de PME. A la différence des grands groupes, ils ne peuvent se permettre de mobiliser autant de ressources et de compétences en interne sans risquer de perturber l’activité de leur entreprise.

C’est la raison pour laquelle un chef d’entreprise doit clairement définir les objectifs qui motivent son projet d’acquisition d’entreprise. En entamant ce processus, le dirigeant peut chercher à acquérir des compétences, une technologie ou encore à conquérir de nouvelles parts de marché. L’implantation sur une zone géographique peut également répondre à un objectif d’acquisition d’entreprise.

Définir les facteurs clés de succès

La croissance externe représente pour les chefs d’entreprise, non seulement un outil d’augmentation du capital de leur société mais également le moyen d’augmenter leur marge en diminuant la part de leurs coûts de structure.

Maîtriser les risques liés à une acquisition d’entreprise implique d’avoir identifié la société cible, de comprendre son fonctionnement mais surtout d’entrer dans une phase d’analyse et de valorisation de ses éléments financiers. L’appréhension des questions de financement permet bien souvent de concrétiser la démarche d’acquisition chez l’acquéreur. Au-delà de ces aspects factuels, il est possible d’assurer le succès d’une acquisition d’entreprise lorsqu’acquéreur et vendeur parviennent à se mettre d’accord sur l’ensemble des conditions liées à la transaction – ce qui inclut notamment la valorisation de l’entreprise cédée. Une cession réussie implique inévitablement (au-delà de l’agrément du vendeur) l’adhésion des salariés au projet de reprise.

Bien maîtriser les risques

Les risques liés à une opération de croissance externe sont nombreux :

  • Acquérir une entreprise, c’est souvent franchir un seuil et accéder à de nouveaux segments de marché. De ce fait, la structure de l’entreprise, liée à sa taille, risque d’être fortement impactée ;

L’acquéreur doit tout de même prendre garde à ne pas confondre le chiffre d’affaires de l’entreprise cible et sa rentabilité. Trop souvent les dirigeants y voient un moyen d’augmenter le chiffre d’affaires du groupe sans avoir consolidé les capitaux propres de la nouvelle entité. En cas de méprise, l’opération de croissance externe se solde par des rendements décroissants.

  • Une telle opération est consommatrice de ressources internes.

Un processus d’acquisition qui s’éternise représente pour l’entreprise acquéreuse un investissement couteux en temps de la direction générale et de ses cadres clés. Le délaissement de l’activité de l’entreprise a parfois pour conséquence un ralentissement de son développement voire de sa rentabilité.

Chaque potentiel repreneur doit tout de même garder à l’esprit qu’acquérir une entreprise est au demeurant un processus complexe, risqué et long. En effet, celui-ci prend généralement entre 12 et 36 mois. L’acquisition d’une entreprise nécessite la mobilisation de ressources financières et humaines. On compte généralement entre 200 à 300 jours homme de travail et il faut savoir que la finalisation reste incertaine jusqu’à la signature du protocole de cession, 70% des négociations d’acquisition d’entreprises n’aboutissent jamais et, 50% de celles qui aboutissent nuisent au développement de l’entreprise rachetée car le projet de reprise n’a pas complètement été accepté.

  • Si la taille de la cible est proche de celle de l’entreprise qui réalise l’acquisition, le risque est accru en cas de « non prise de la greffe ».

A propos de l'expert

Patrice Klug

Patrice Klug
Associé Fondateur Finance et Transmission, groupe In Extenso

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