Conseils pour réussir sa création d’entreprise – Partie 3

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Écrit par Sébastien Desitter le 25 juin 2013   |   494 vues0 commentaire

Forme

Cette étape consiste à optimiser le choix de la structure juridique, de la fiscalité, du régime social en fonction des besoins spécifiques du créateur. En fonction de son âge, de son état de santé, de sa situation familiale, on va lui conseiller d’être salarié (SAS) ou travailleur non salarié (SARL). Exemple : si le créateur a 50 ans avec des problèmes cardiaques, il aura du mal à être assuré, il vaut donc mieux qu’il soit salarié, ce qui sera plus sûr mais ses charges seront plus importantes. Si le créateur est jeune, qu’il pense gagner 100 000 euros, il vaut mieux qu’il soit travailleur non salarié car il aura 30 000 euros de charges en moins. Mais il n’y a pas de réponse toute faite. C’est vraiment au cas par cas. Je précise que dans les deux cas, ils n’auront pas droit au chômage, sauf cotisation spécifique et sauf statut coopératif.

Ensuite, il faut évaluer également si le créateur doit constituer une société ou pas. Parfois l’entreprise individuelle est intéressante. Le critère principal, c’est la notion de risque. C’est-à-dire un risque d’impayés, d’invendus si on a beaucoup de stocks ou de salariés sachant qu’aux Prud’hommes, la demande minimum est désormais de 30 000 euros. Dans ces cas-là, il vaut mieux privilégier la société car en entreprise individuelle, on risque ses biens personnels. En société, on risque « simplement » le dépôt de bilan. A l’inverse, l’individuel est plus souple et on ne risque pas d’abus de biens sociaux.

Fiscalement, on peut être au réel, donc payer les impôts et les charges sociales sur les vrais bénéfices, ou au forfait. Or on sait que les régimes au forfait ou en auto-entrepreneur ne sont, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, pas avantageux pour le créateur… Il faut donc se méfier et ne pas hésiter à contacter un expert-comptable car on peut leur faire gagner beaucoup d’argent !

Enfin, la grande question, c’est « impôt sur le revenu ou sur les sociétés » ? Pour l’impôt sur le revenu, c’est sur le produit auquel on soustrait les charges. Pour l’impôt sur les sociétés, c’est uniquement sur le salaire et la société paie ses impôts sur ses bénéfices. Exemple : si une pharmacie dégage un bénéfice de 100 000 euros dont 30 000 euros pour le chef d’entreprise, en impôt sur le revenu, il paie ses impôts et ses charges sur la base de 100 000 euros, ce qui est infaisable. Il vaut donc mieux prendre l’impôt sur les sociétés.

Financements

Si on a établi que le créateur avait besoin de 30 000 euros pour se lancer et qu’il en a seulement 5 000, il faut donc qu’il trouve la différence ! Nous pouvons l’accompagner chez un ou plusieurs banquiers pour l’aider à défendre son dossier et démontrer la validité de ce dernier. On n’oriente pas vers telle ou telle banque mais on sait, par expérience, que certaines sont plus enclines à prêter aux créateurs.

De plus, certains organismes comme France initiative prêtent de l’argent pour renforcer les fonds propres. Grâce à sa bonne connaissance du contexte économique local et de par ses partenariats nationaux, In Extenso est en mesure de rechercher et de proposer les aides les plus adaptées aux créateurs. Il existe énormément d’aides, une centaine, qui émanent de structures différentes. Il n’est pas facile de s’y retrouver.

A propos de l'expert

Sébastien Desitter

Sébastien Desitter
Expert-comptable associé, groupe In Extenso

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