Conseils pour réussir sa création d’entreprise – Partie 1

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Écrit par Sébastien Desitter le 13 juin 2013   |   682 vues0 commentaire

Près d’une entreprise sur trois ne dépasse pas le cap des trois ans d’existence. Comment construire un projet solide et le pérenniser ? Voici nos conseils pour vous aider.

Une idée

Il faut d’abord avoir une idée. Parfois, c’est assez simple. L’exemple typique c’est le plâtrier salarié avec 10 ans d’expérience qui veut se mettre à son compte. Il connaît son métier et son marché, a même déjà des clients…Mais parfois, c’est plus compliqué.

Il faut en effet réfléchir à son produit ou son service. Est-ce utile ? A qui ? Quels sont les plus et les moins de son produit ? Quel est son intérêt concurrentiel qui va permettre au créateur de se démarquer ? Exemple, s’il veut lancer un logiciel de gestion de stocks, connaît-il les produits sur le marché ? A-t-il un doctorat et trois ans d’expérience qui lui permettent d’imaginer faire mieux ? Le créateur doit dégrossir son projet en déterminant son marché, ses clients, ses fournisseurs, son chiffre d’affaires prévisionnel, ses charges…

Un projet

Il faut ensuite évaluer si l’homme est en adéquation avec son projet. En premier lieu, il est important de savoir comment le créateur va subvenir à ses besoins pendant plusieurs mois, donc s’il ou elle est marié et si le conjoint gagne sa vie, s’il le soutient dans son projet. Si ce n’est pas le cas, on sait qu’il lui faudra un bon capital de départ. Il faut aussi savoir qu’un chômeur qui crée une entreprise a droit à certaines aides comme l’exonération des charges sociales, pas un salarié.

Ensuite, il faut évaluer les compétences et l’expérience du créateur pour voir si elles sont en adéquation avec son projet.

Exemple : un cadre salarié qui a géré des grands comptes tout seul pendant 20 ans et qui veut lancer une pizzeria où il devra gérer du personnel et une clientèle individuelle, c’est un changement important. Il claquait des doigts : le ménage et les factures étaient faits. Désormais, il aura des employés parfois en retard, parfois absents, des clients exigeants qui veulent être servis tout de suite. S’il ne sait pas cuisiner, son chef aura tout pouvoir…

Bref, on sait que ces reconversions qui relèvent souvent du rêve et du changement radical de vie sont extrêmement risquées. Le cas du restaurant est tout à fait typique. En fait, devenir patron, ça s’apprend sur le tas et c’est difficile. Mieux vaut donc ne pas avoir à apprendre un nouveau métier. Nous sommes donc là pour confronter ce rêve à la réalité. On demande par exemple au créateur s’il a fait des stages comme serveur, comme cuisinier…pour mieux appréhender ce métier. On a des clients dans chaque profession, on sait quelles sont leurs contraintes et leurs difficultés. On n’est pas là pour décourager les créateurs mais pour éviter les illusions.

A propos de l'expert

Sébastien Desitter

Sébastien Desitter
Expert-comptable associé, groupe In Extenso

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