Pourquoi faire certifier sa démarche de développement durable ? – Partie 1

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Écrit par Guy Boulo le 23 mai 2013   |   889 vues0 commentaire

Obtenir une certification de développement durable : quelles sont les motivations ? Comment choisir son label ?

Etude du cas Club Méditerranée qui a choisi Green Globe pour la certification de ses villages.

Quels apports ?

La première question qui peut venir à l’esprit concerne l’intérêt de rechercher un label externe au lieu de mettre en place sa propre démarche interne.

Nous constatons que les deux approches ne sont pas indépendantes mais bien complémentaires. Le label traduit souvent l’aboutissement d’une démarche interne et peut être une garantie pour sa pérennité.

Par rapport à une démarche interne, voire des auto-labels créés par les entreprises elles-mêmes, un label externe est une preuve crédible et opposable, notamment aux clients et parties prenantes externes de plus en plus sceptiques et critiques vis-à-vis du « greenwashing ». Les labels imposent aux entreprises un audit indépendant par un tiers reconnu et accrédité.

Les labels spécifiques au secteur de l’hôtellerie et du tourisme proposent des référentiels et méthodologies adaptés à l’activité, en général de qualité et assez robustes. Leur premier intérêt est de pouvoir construire une démarche interne en partant du travail de formalisation et d’identification des enjeux déjà réalisé par ces outils, et gagner ainsi du temps et des ressources (humains et financiers). Les labels sectoriels, nombreux en matière d’hôtellerie et tourisme, sont en ce sens plus pertinents qu’une démarche multisectorielle et générique du type ISO 14001.

Le deuxième intérêt provient de la confrontation avec les vérificateurs qui réalisent les audits indépendants. Experts qualifiés, ils sont là certes pour contrôler mais leur valeur ajoutée dépasse la simple revue de conformité. Leurs travaux et leur regard externe permettent très souvent de « challenger » ce qui est fait ou non et enrichir la démarche.

Enfin, la dynamique créée par la « course au label » ou par la « peur de l’auditeur externe », même lorsqu’il s’agit d’une approche volontaire, est très mobilisatrice pour les équipes internes. Le maintien d’un label oblige également à s’inscrire dans une logique d’amélioration continue et à s’adapter aux exigences souvent croissantes du label.

Quel label ?

Le nombre croissant d’écolabels spécifiques au secteur de l’hôtellerie et du tourisme peut donner le sentiment d’un manque de lisibilité pour les utilisateurs et rendre le choix du label à retenir particulièrement délicat.

Parmi les labels existants aujourd’hui, nous trouvons des programmes internationaux (Green Globe, EarthCheck…), régionaux (Ecolabel Européen pour les hébergements touristiques…) ou nationaux (La Clef Verte, Gîtes Panda…). Certains sont plus focalisés sur l’environnement tandis que d’autres ont une approche plus complète du développement durable et intègrent également les volets social, culturel et économique. Par ailleurs, les niveaux d’exigence varient considérablement entre eux.   Le nombre de critères à remplir est d’une centaine en moyenne, allant parfois jusqu’à plus de 300.

Le choix se fera en fonction de la taille et du lieu d’implantation, mais surtout des objectifs recherchés et ressources disponibles. Indépendamment du label choisi, toutes les démarches de certification pousseront l’établissement à progresser.


Le développement durable prend une part croissante dans la gestion des établissements hôteliers et dans les activités de tourisme.

Deloitte & In Extenso ont développé des compétences spécifiques et reconnues, et disposent d’experts en développement durable connaissant bien les différents labels et méthodologies, qui accompagnent les acteurs du secteur dans la mise en place de leurs démarches et de leurs labellisations.

A propos de l'expert

Guy Boulo

Guy Boulo
Directeur de Transaxio Hôtel, Partenaire du groupe In Extenso

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