2013, une année entre parenthèses ? 2ème partie

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Écrit par Philippe Gauguier le 1 avril 2014   |   375 vues0 commentaire

Paris, exception dans le paysage hôtelier français ?

Pour peu que l’économie mondiale soit en essor, l’hôtellerie parisienne peut traditionnellement s’appuyer sur son attractivité internationale pour afficher de solides performances. Ainsi, alors que la majeure partie de l’hôtellerie française subit les effets de la morosité économique, Paris a affiché en 2013 des chiffres d’affaires en progression, poursuivant la phase de croissance engagée depuis 2009.

Pourtant, force est de constater que cette année, les progressions de chiffre d’affaires sont modestes. Si l’hôtellerie de luxe a pleinement bénéficié de la croissance mondiale et affiche une hausse de près de 5% de son chiffre d’affaires hébergement, les autres catégories ont davantage souffert. Pour celles-là, le chiffre d’affaires hébergement n’a que légèrement = progressé, voire stagné.

Est-ce à dire que, sur le marché français, Paris ne fait plus exception et doit composer avec une baisse de la demande ? En 2013, l’hôtellerie parisienne a été marquée par un recul faible mais régulier de la fréquentation. Sur l’année écoulée, pour une majorité de mois, les taux moyens d’occupation s’inscrivent en retrait des performances de 2012.

Pas d’inquiétude toutefois, Paris reste un marché où le taux d’occupation descend rarement sous la barre des 70%, restant même le plus souvent supérieur à 80%. Cette situation permet aux hôteliers de conduire une politique tarifaire ambitieuse. Les prix moyens ont globalement progressé et ont constitué le principal moteur de la croissance parisienne. Notons toutefois que la progression des prix moyens est resté contenue et que les acteurs ont fait preuve d’une grande prudence.

Au final, l’hôtellerie parisienne reste une exception par son statut de destination incontournable sur le marché touristique mondial. Cette situation lui permet d’afficher des niveaux élevés de performance. La dégradation de la conjoncture économique française et d’un certain nombre d’autres pays européens n’a pas empêché l’hôtellerie parisienne de progresser, mais les résultats de

2013 restent assurément en deçà de son potentiel.

Côte d’Azur, bilan mitigé

Pour la Côte d’Azur, les chiffres d’affaires hébergement sont en progression mais les hausses restent modestes. La destination avait plutôt bien commencé l’année, mais les nuages se sont amoncelés à partir de l’été. La moindre présence des clientèles du Moyen-Orient en juillet, pour cause de Ramadan, a ainsi coûté de précieux points d’occupation et de prix moyens à la destination.

De même, le deuxième semestre s’est caractérisé par une occupation en retrait de celle observée en 2012.

L’activité séminaires et réunions a souffert et rendu compliquée l’année des hôteliers de la Côte d’Azur. Non pas que la destination ait perdu de son attractivité, mais l’activité s’est structurée différemment. Compte tenu de la conjoncture, les entreprises organisatrices ont préféré éviter les dépenses pouvant apparaître comme somptuaires. L’hôtellerie de haut de gamme et de luxe s’en est trouvée pénalisée. A l’inverse, une partie de l’hôtellerie de milieu de gamme a tiré son épingle du jeu.

A propos de l'expert

Philippe Gauguier

Philippe Gauguier
Responsable Conseil en Tourisme, Hôtellerie, Restauration, Associé groupe In Extenso In Extenso TCH

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